J’ai enfin quitté Spotify et voici les raisons qui m’ont poussé à prendre cette HEUREUSE décision !

Les premières fissures dans notre relation musicale

Au fil des ans, j’ai été tentée de quitter Spotify à maintes reprises. Je n’oublie pas les accusations de faibles rémunérations des artistes par rapport à ses concurrents. Et comment oublier que c’est Spotify qui a offert une tribune à Joe Rogan pour répandre de la désinformation sur la COVID-19.

Je sais que Spotify essaie d’éliminer le flux RSS, privant ainsi les podcasteurs de leur indépendance. Et pourtant, jusqu’à récemment, ces problèmes ne me motivaient pas assez pour chercher des alternatives à Spotify, une plateforme que j’utilise quotidiennement depuis le lycée. C’est un peu comme acheter son pain chez Loblaw’s au Canada, on sait que c’est pas les meilleurs mais c’est pratique!

L’appel insidieux des algorithmes

Mais Spotify a finalement réussi à me toucher là où ça fait mal : lorsque j’ouvre l’application, je ne supporte plus sa dépendance omniprésente et suffocante aux recommandations algorithmiques.

C’est un étalage visuel accablant qui rend difficile la navigation de la page d’accueil de Spotify à la musique que je cherche. Ces suggestions sont mises en avant dès que j’ouvre l’application. C’est comme les pubs de Jean Coutu quand t’as besoin d’un truc vite fait!

Une avalanche de suggestions non sollicitées

D’abord, je peux voir une fenêtre contextuelle non sollicitée en plein écran faisant la promotion d’un nouveau podcast. Ensuite, je suis accueillie par une grille de suggestions de musique et de podcasts, y compris de nouveaux épisodes d’émissions que j’ai écoutées une seule fois parce qu’elles avaient un invité que j’aimais, ainsi que d’autres albums auxquels j’ai brièvement touché au cours du dernier mois.

En dessous, il y a une recommandation sponsorisée pour une chanson que je pourrais aimer d’un artiste dont je n’ai jamais entendu parler. Lorsque je navigue vers l’onglet de recherche, on me propose une recommandation de livre audio, et si je fais défiler un peu, je vois des clips vidéo verticaux qui ressemblent à ceux de TikTok.

Perdre son libre arbitre musical

Il est facile de tomber dans les recommandations de Spotify, car l’application vous bombarde constamment de listes de lecture personnalisées que son IA a spécialement conçues pour vous. Sur Spotify, vous n’avez jamais à prendre de décisions – et pour certains auditeurs, c’est peut-être le but. Mais j’ai remarqué que j’ai cessé d’écouter la musique que je voulais vraiment écouter, et à la place, j’ai embrassé la musique que Spotify me disait que je voulais écouter.

Sans m’en rendre compte, j’ai abandonné mon libre arbitre. C’est comme se laisser guider par les radios commerciales de Montréal, on finit par ne plus connaître que les tubes du moment.

Des questions morales qui pèsent lourd

Cela ne veut pas dire que mes scrupules moraux à l’égard de Spotify n’ont pas influencé mon choix.

Selon un rapport de la plateforme de financement musical Duetti, Spotify, une entreprise d’une valeur d’environ 140 milliards de dollars, paie environ 3 $ par 1 000 écoutes. Amazon Music, Apple Music et YouTube ont payé respectivement 8,80 $, 6,20 $ et 4,80 $ par 1 000 écoutes en 2024. (Spotify a contesté l’exactitude de ces chiffres.)

Armes et protestations: le divorce se confirme

Spotify a davantage aliéné une partie de son public en juin, lorsque le PDG Daniel Ek a annoncé que sa société d’investissement menait un tour de financement de près de 700 millions de dollars pour une entreprise fabriquant des armes militaires à intelligence artificielle. Certains groupes comme Deerhoof, Xiu Xiu et King Gizzard & the Lizard Wizard ont retiré leurs catalogues de Spotify en signe de protestation.

C’est comme un déjà-vu. En 2022, Joni Mitchell et Neil Young ont retiré leur musique de Spotify en raison de la tribune accordée à Joe Rogan pour la diffusion de désinformation médicale. (Les deux artistes sont revenus sur la plateforme en 2024.)

Un choix cornélien

Il m’a peut-être fallu si longtemps pour quitter Spotify parce que choisir une plateforme de streaming vous laisse entre le marteau et l’enclume. Mais si vous êtes attaché à vos années de listes de lecture, des outils comme Soundiiz facilitent le transfert de votre collection entre les plateformes.

J’ai choisi Apple Music, principalement parce que j’ai reçu un nouvel iPhone avec un essai gratuit de trois mois, ce qui m’a aidé à faciliter ma transition. De plus, Apple Music propose un son sans perte, ce que Spotify promet depuis près de cinq ans.

Vers un nouveau géant, en toute conscience

Mais je ne peux pas vous dire en toute honnêteté que j’ai quitté le grand et méchant Spotify pour soutenir le petit gars, alors que j’ai opté pour un autre géant de la technologie.

J’ai aussi des préoccupations éthiques concernant Apple – même lorsque je tape ceci sur mon Magic Keyboard connecté à mon MacBook Pro pendant que mon iPhone, mes AirPods et mon Apple Watch sont de l’autre côté de mon bureau.

De plus, le PDG d’Apple, Tim Cook, s’est récemment présenté à la Maison Blanche pour offrir à Donald Trump une plaque personnalisée de marque Apple, qui repose sur une base en or 24 carats, tout en remplissant son devoir fiduciaire envers les actionnaires de maintenir les produits Apple exempts de tarifs douaniers.

Au moins, l’application Apple Music n’est pas aussi accablante que Spotify.

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Alexandre est un passionné de finance internationale et un fin observateur des marchés globaux. Toujours à l'affût des tendances économiques, il décrypte l'actualité financière avec rigueur et pédagogie. Son objectif : rendre la finance accessible, sans sacrifier la précision.

En parallèle, Alexandre nourrit une véritable passion pour le basketball, qu’il suit aussi bien sur les parquets européens que dans la NBA. Entre deux analyses macroéconomiques, il n’est jamais bien loin d’un match ou d’un débat tactique.
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